Mon parcours

   C'est dans l'optique d'accompagner des personnes dans leur appropriation des espaces que j'ai d'abord pensé au métier d'Architecte, mais mon attirance depuis toujours envers le végétal m'a orientée vers celui de paysagiste-concepteur.

C'est en 2007, à l'ESAJ (Ecole Supérieure des Jardins et des Paysages de Paris) que j'ai commencé à imaginer et dessiner des projets selon une approche à la fois sensible, technique, historique et sociétale. J'y ai surtout appris à toujours partir d'une intention forte inspirée par le potentiel existant du lieu.

Dans le cadre de mon Diplôme clôturant 4 années à l'ESAJ, j'ai voulu mettre en rapport le projet de paysage avec celui des agriculteurs. Je suis intervenue en tant que médiatrice auprès de maraîchers en biodynamie. Je les ai aidés à imaginer et organiser leur ferme comme un espace d'échanges et de symbiose entre le végétal, l'animal, le producteur et le consommateur, dont le paysage deviendrait l'identité et le symbole de leur mode de pensée.

Dessin aux crayons de couleurs de la ferme en biodynamie

En 2011 c'est dans le potager du roi que j'ai atterri, à l'école du paysage de Versailles (Ensa-v). J'y ai suivi un master en théorie et démarches du projet de paysage (M2TDPP). Dans mon mémoire sur la vente à la ferme en Ile-de-France , j'ai fait ressortir le rôle que pouvait jouer l'aménagement du paysage pour que l'agriculteur fasse connaître son métier aux citadins.

Pour finir, mon année à Versailles m'a donné envie d'approfondir l'approche patrimoniale du paysage en suivant un master professionnel en jardins historiques et patrimoine paysager (M2JHPP) à l'école d'architecture. Ainsi, par le biais d'un stage au CAUE (Conseil en architecture, urbanisme et environnement) de Versailles, j'ai étudié une démarche expérimentale d'analyse du patrimoine paysager procédant par relevés d'empreintes identitaires de la vallée de la Seine.

En 2014 ma participation au concours des hortillonages d'Amiens m'a fait créer mon statut d'auto-entrepreneur. J'habitais à Bruxelles où j'ai commencé à expérimenter la conception et le soin du jardin pour des particuliers. 

En 2016, j'ai répondu à une mission du conservatoire du littoral pour mettre en place, rédiger et illustrer une sorte d'atlas numérique des paysages du littoral français :

Rochefort, la Charente aux abords de la corderie royale où se situent les locaux du conservatoire du littoral

   En 2019 j'ai élu Saint-Brieuc  (ancienne ville maraîchère) comme ville-domicile et je me suis adonnée à la pratique du maraîchage pendant quelques mois. Au fur et à mesure de mes rencontres j'ai commencé à me créer un réseau de personnes intéressées par mes services de paysagiste-conceptrice et de jardinière. J'ai nommé mon entreprise indépendante "optisoindujardin".

Ainsi c'est avec enthousiasme que je suis revenue aux bases de ce qui m'a intéressée de prime abord dans ce métier : le contact avec le végétal mais aussi le contact humain.

Travaux participatifs après conception du Jardin Ressources en 2019 avec l'association Vertlejardin

Au fur et à mesure  de ma pratique et de mes échanges je porte une attention particulière sur le lien entre l'humain et le végétal et le soin que celui-ci peut lui apporter.

"Optisoindujardin" définit plus particulièrement le soin apporter par le jardin en utilisant spécifiquement des plantes médicinales, aromatiques et nourricières.